Dans cette chronique du Dauphiné et ces 416 pages, j’ai voulu décrire, fin XIX ème Siècle, la nature encore indemne des atteintes du modernisme et de ses nuisances, qui nous mènent, sans tapage, lentement à la triste condition d’individus enfermés dans le béton. Et peut être à notre perte?

J’ai aussi tenté de réhabiliter un peu la chasse qui a si mauvaise presse de nos jours. Je reconnais, par contre que ses détracteurs n’ont pas tort dans tous les cas… Donc, il faut savoir se restreindre, se modérer dans toute activité, tout est là!

Black wolf staring from forest. Northern MinnesotaA bien y réfléchir, nous autres sapiens, à cette heure, ne serions pas ici présents, à lire et écrire sans elle, la chasse. Depuis l’Europe glacée d’il y a quelques dizaines de milliers d’années, la chasse constitue le premier sujet de préoccupation, la survie de l’espèce passe par elle. Sans gibier, et donc sans chasse, l’homme de Cro-Magnon ne pouvait penser survivre, au fil des changements climatiques.

Dans la mesure du possible, je me suis efforcé de reproduire aussi ce que pouvait être l’existence de nos ancêtres en campagne, au rythme des saisons dans le dernier quart du XIX ème Siècle, période peu exploitée par les écrivains actuels, à cheval sur le deuxième et troisième millénaire. Egalement de traduire l’état d’esprit de la population après la débâcle de 1870 et les massacres de la Commune, dans une France en plein essor industriel.

Si l’alcool coule à flots et les querelles se multiplient tout au long du bouquin, ce n’est pas nécessairement un effet de noirceur de ma part. Ce n’est que le reflet de la société française qui recherchait avant tout la jouissance immédiate et traquait le fait divers après les contraintes et les cadences de travail accablantes.

En tout cas, dans ce roman, la part belle revient à la nature; sans oublier les personnages célèbres de la région et les « monstres » de la littérature de l’époque. Vous remarquerez que j’ai envoyé dans ce Saint-Hubert de nombreuses allusions à la bête du Gévaudan. Et je compte bien dans un futur proche m’attacher à produire un volume sur l’énigme la plus difficle à résoudre de l’histoire de France. Un boulot immense d’investigateur du passé…J’ai quelques indices qui pourraient peut-être dévoiler une partie de la vérité.

Mountains streamSans être défaitiste, je pense que personne n’aura jamais la totalité de l’explication du mystère de la bête. Seulement des parcelles, dans le meilleur des cas. Ce qui permettra de continuer à chercher et à rêver…

Jean-François GUILLERMARD
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